Vous évitez les parcs, les rues animées, ou même les visites chez des amis qui ont un chien ? Votre cœur s’emballe, vos mains deviennent moites, et vous vous sentez paralysé·e à la simple vue d’un chien, même petit et inoffensif ? Vous n’êtes pas "irrationnel·le" : votre peur des chiens (ou cynophobie) est une réaction de survie exagérée, souvent liée à un souvenir traumatisant (morsure, aboiements soudains) ou à une éducation anxiogène ("Attention, les chiens sont dangereux !").
En tant que praticienne spécialisée en EMDR et hypnose, j’accompagne des adultes comme vous à désamorcer cette peur, étape par étape, sans confrontation brutale avec les chiens. Dans cet article, découvrez pourquoi cette phobie persiste, comment elle se manifeste au quotidien, et 3 étapes concrètes pour vous aider à la surmonter
Lorsqu'elle devient intense, la peur entraîne des évitements et limite certaines activités, la peur des chiens peut s'apparenter à une phobie spécifique. Vous pouvez également découvrir comment fonctionnent les phobies et les peurs pour mieux comprendre pourquoi certaines réactions persistent malgré les raisonnements rassurants.
Pourquoi avez-vous peur des chiens ? 3 causes principales
La peur des chiens, ou cynophobie lorsqu'elle devient intense et envahissante, peut avoir différentes origines. Elle apparaît parfois après une expérience précise, mais ce n'est pas toujours le cas : certaines personnes ne se souviennent d'aucun événement particulier pouvant expliquer leur peur.
1. Une expérience difficile ou effrayante avec un chien
Une morsure, un chien qui vous a poursuivi(e), des aboiements soudains ou un animal qui vous a sauté dessus peuvent laisser une forte empreinte émotionnelle.
Par exemple, si vous avez été mordu(e) pendant l'enfance, votre cerveau peut ensuite associer la présence d'un chien à la possibilité d'un danger, même lorsque l'animal que vous croisez aujourd'hui ne présente pas de menace particulière.
La réaction peut alors devenir très rapide : voir ou entendre un chien suffit parfois à déclencher de la peur, des tensions physiques ou une envie immédiate de s'éloigner.
2. Une peur apprise dans l'enfance
Il n'est pas nécessaire d'avoir été attaqué(e) par un chien pour développer une peur.
Grandir avec un parent lui-même très méfiant envers les chiens, entendre régulièrement « Attention, il peut te mordre » ou observer des réactions de peur face aux animaux peut contribuer à construire progressivement l'idée que les chiens représentent un danger difficile à contrôler.
Cette association peut persister à l'âge adulte, même lorsque vous savez rationnellement que tous les chiens ne sont pas dangereux.
3. Peu d'expériences rassurantes avec les chiens
Lorsqu'une personne a eu très peu de contacts avec des chiens, leurs comportements peuvent être difficiles à interpréter : un aboiement, un mouvement brusque ou un chien qui s'approche rapidement peut alors être perçu comme particulièrement menaçant.
Si la peur conduit ensuite à éviter systématiquement les chiens, il devient plus difficile de vivre de nouvelles expériences permettant de nuancer progressivement cette perception du danger.
C'est ainsi que peut s'installer un cercle : peur → évitement → soulagement immédiat → maintien de la peur.
Comment se manifeste votre peur des chiens au quotidien ?
La peur des chiens, aussi appelée cynophobie lorsqu'elle devient intense et envahissante, ne se manifeste pas uniquement lorsqu'un chien s'approche. Elle peut également modifier vos déplacements, vos activités ou certaines relations sociales.
Vous évitez les endroits où vous pourriez croiser un chien
Vous contournez les parcs, changez de trottoir lorsqu'un chien arrive, évitez certaines rues ou refusez une invitation parce que vous savez qu'un chien sera présent.
Progressivement, ces stratégies d'évitement peuvent renforcer la peur : moins vous êtes confronté(e) à la situation, plus votre cerveau peut continuer à l'interpréter comme dangereuse.
Votre corps réagit immédiatement à la présence d'un chien
Votre cœur s'accélère, votre respiration change, vos muscles se tendent ou vos mains deviennent moites dès qu'un chien s'approche, aboie ou vous regarde.
Cette réaction peut apparaître avant même que vous ayez le temps de réfléchir. Votre corps se prépare à réagir comme s'il existait un danger immédiat.
Vous anticipez la rencontre avec un chien
La peur peut commencer bien avant la situation elle-même. Vous vous inquiétez plusieurs heures ou plusieurs jours avant de vous rendre dans un endroit où vous savez qu'un chien sera présent.
Des pensées comme « Et s'il me saute dessus ? », « Et s'il devient agressif ? » ou « Et si je panique ? » peuvent alors alimenter l'anxiété.
Vous adoptez des comportements pour vous protéger
Lorsque vous voyez un chien, vous pouvez vous figer, retenir votre souffle, vous éloigner rapidement, vous placer derrière quelqu'un ou surveiller constamment les mouvements de l'animal.
Ces réactions procurent parfois un soulagement immédiat, mais peuvent aussi entretenir l'idée que vous n'êtes en sécurité qu'à condition d'éviter ou de contrôler la situation.
La peur des chiens devient particulièrement contraignante lorsqu'elle commence à limiter vos déplacements, vos activités ou vos choix au quotidien. C'est souvent à ce moment-là qu'il peut être utile de comprendre ce qui entretient cette réaction et comment la travailler progressivement.
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3 étapes pour commencer à surmonter votre peur des chiens
1. Identifiez précisément ce qui déclenche votre peur
Tous les chiens et toutes les situations ne provoquent pas nécessairement la même réaction. Identifier vos déclencheurs permet de mieux comprendre ce qui active réellement votre peur.
Vous pouvez commencer par noter les situations qui vous inquiètent : croiser un chien en laisse, entendre des aboiements, voir un chien courir vers vous, passer à proximité d'un gros chien ou entrer dans une maison où un chien est présent.
Attribuez ensuite à chaque situation une intensité de peur de 1 à 10.
Par exemple : « Croiser un gros chien sans laisse : 9/10. Voir un petit chien tenu en laisse à distance : 4/10. »
Cet exercice permet de constater que la peur n'est pas toujours uniforme et d'identifier progressivement les situations les plus difficiles.
2. Travailler sur la réaction de peur avec l'hypnose
Lorsque vous avez peur des chiens, votre réaction peut être très rapide : vous apercevez l'animal et votre corps se met immédiatement en alerte, parfois avant même que vous ayez eu le temps d'évaluer la situation.
L'hypnose peut être utilisée pour travailler sur cette réaction automatique, notamment en associant progressivement certaines situations à davantage de calme et de maîtrise.
L'objectif n'est pas de vous convaincre que tous les chiens sont inoffensifs, mais de vous aider à retrouver une réaction plus proportionnée à la situation réelle, sans que la peur prenne systématiquement le contrôle.
3. Travailler avec l'EMDR lorsqu'une expérience difficile alimente encore la peur
Chez certaines personnes, la peur des chiens est associée à une expérience précise : morsure, chien qui a sauté dessus, poursuite, aboiement soudain ou scène vécue comme particulièrement effrayante.
Même lorsque l'événement est ancien, certaines images, sensations ou émotions peuvent rester fortement associées à la présence d'un chien.
L'EMDR peut alors permettre de travailler sur ces expériences et sur les réactions émotionnelles qui leur sont encore associées.
Mais il n'est pas indispensable d'identifier un événement traumatique précis pour commencer un accompagnement : certaines personnes ont peur des chiens sans savoir exactement quand ni pourquoi cette peur s'est installée.
Si vous souhaitez mieux comprendre cette approche avant de l'envisager, découvrez comment se déroule une séance d'EMDR
En quoi un accompagnement en hypnose peut vous aider face à la peur des chiens ?
Lorsque la peur des chiens devient envahissante, l'objectif d'un accompagnement n'est pas de vous obliger à aimer les chiens ni de supprimer toute prudence face à un animal.
Il s'agit plutôt de comprendre ce qui déclenche et entretient votre peur, puis de travailler progressivement sur les réactions qui vous empêchent aujourd'hui de vous sentir libre dans certaines situations.
Selon votre histoire et la manière dont votre peur se manifeste, un accompagnement en EMDR et/ou en hypnose peut notamment permettre de travailler sur :
- les souvenirs ou expériences difficiles associés aux chiens ;
- l'anticipation anxieuse avant de croiser un animal ;
- les réactions physiques et émotionnelles déclenchées par sa présence ;
- les pensées catastrophiques comme « il va m'attaquer » ou « je vais paniquer » ;
- les comportements d'évitement qui ont progressivement pris de la place dans votre quotidien.
L'objectif est de pouvoir progressivement marcher dans une rue ou un parc, rendre visite à des proches qui ont un chien ou simplement croiser un animal sans que la peur détermine systématiquement vos choix.
Vous en avez assez d'organiser votre quotidien autour de votre peur des chiens ?
Si vous évitez certains lieux, certaines personnes ou certaines activités par peur de croiser un chien, un accompagnement peut vous aider à mieux comprendre cette réaction et à travailler progressivement sur ce qui l'entretient.
Je propose des séances en EMDR et hypnose à Paris et en visioconférence, selon votre situation et vos besoins.


