lI y a des mots qu’on chuchote, des sujets qu’on évite, des douleurs qu’on enterre sous des "ça va aller" et des sourires forcés. Le deuil en fait partie. Pourtant, chacun d’entre nous y sera confronté un jour. Perdre un parent, un partenaire, un enfant, un ami… C’est comme si une partie de nous-même était arrachée. Le monde continue de tourner, mais vous, vous restez là, avec ce vide abyssal, cette colère sourde, cette tristesse qui vous submerge par vagues, et parfois, cette culpabilité qui vous ronge : "J’aurais dû faire plus", "J’aurais pu éviter ça".
Vous avez peut-être entendu dire que "le temps guérit toutes les blessures". Mais quand on est au cœur du deuil, cette phrase sonne creux. Parce que le temps, justement, ne fait pas disparaître la douleur – il la transforme. Et cette transformation, elle peut être longue, chaotique, épuisante. Parfois, on a l’impression de tourner en rond, de revivre sans cesse les mêmes souvenirs, de se noyer dans un océan de larmes sans voir la rive.
Pourquoi le deuil est-il si difficile à traverser ?
Parce que le deuil, ce n’est pas juste la tristesse de perdre quelqu’un. C’est aussi :
- La perte de repères : "Qui suis-je maintenant que je ne suis plus ‘fille de…’, ‘épouse de…’, ‘mère de…’ ?"
- La colère : Contre la vie, contre vous-même, contre ceux qui "ne comprennent pas".
- La culpabilité : Ces "j’aurais dû" qui vous hantent, ces regrets qui vous réveillent la nuit.
- L’épuisement : Parce que pleurer, ça fatigue. Parce que faire semblant d’aller bien, ça use.
Prenez l’exemple de Marie, 52 ans, qui a perdu son mari après 30 ans de mariage. "Je me réveillais chaque matin avec l’impression qu’il était encore là, à côté de moi. Et puis, d’un coup, la réalité me frappait. J’avais mal partout physiquement. Comme si mon corps refusait d’accepter ce que mon esprit savait déjà", confie-t-elle. Pendant des mois, elle a erré, évitant les lieux qu’ils fréquentaient ensemble, rangeant ses affaires sans oser les jeter, bloquée dans un présent qui n’avait plus de sens.
Pourquoi en parle-t-on si peu ?
Parce qu’il dérange. Il confronte à la finitude, à l’inconfort, à l’impuissance. On entend souvent : « Le temps fera les choses. » Pourtant, le temps seul ne suffit pas toujours. Certains blocages émotionnels s’installent, les émotions restent coincées, ou la personne s’épuise à « faire comme si de rien n’était ».
Le deuil non exprimé ou mal accompagné peut entraîner des troubles anxieux, des insomnies, une fatigue chronique, une perte d’envie… voire même un état dépressif.
En quoi les thérapies brèves peuvent-elles aider ?
Le deuil n’est pas une maladie à guérir, mais un passage à traverser. Et parfois, on a besoin d’un guide pour ne pas se perdre en chemin. C’est là que des approches comme l’EMDR ou l’hypnose peuvent vous offrir un soutien précieux.
L’EMDR vous permet de retraiter les sensations douloureuses qui vous hantent, ces images qui reviennent en boucle, ces mots non dits, ces moments où vous vous sentez "gelé·e" dans votre chagrin. En travaillant sur ces souvenirs, vous pouvez désamorcer leur charge émotionnelle, pour qu’ils deviennent moins intrusifs, moins douloureux."
L’hypnose, elle, vous aide à trouver un espace de calme intérieur, même au cœur de la tempête. Elle permet de reconnecter avec des ressources insoupçonnées , cette force que vous aviez oubliée, cette capacité à vous apaiser, ces souvenirs heureux qui semblent noyés sous la douleur.
Et puis, pour celles et ceux qui accompagnent des personnes en deuil (thérapeutes, aidants, soignants), il existe aussi des formations à l'accompagnement au deuil
Un accompagnement pour traverser votre deuil sans vous perdre
Traverser un deuil, c’est comme traverser une forêt dense la nuit : on ne voit pas toujours le chemin, on trébuche, on a peur de se perdre. Mais vous n’êtes pas obligé·e de faire ce chemin seul·e.
En tant que praticienne pécialisée en thérapie EMDR et hypnose, je vous propose un accompagnement sur mesure pour :
- Apaiser les émotions qui vous submergent (colère, culpabilité, tristesse).
- Retrouver un sens à votre vie après la perte.
- Honorer votre chagrin sans qu’il ne vous engloutisse.
Parce que chaque deuil est unique, nous travaillerons à votre rythme, avec des outils adaptés à ce que vous ressentez aujourd’hui. Pas de recette magique, pas de délai imposé, juste un espace sécurisé pour déposer votre douleur, et retrouver le goût de vivre
Et si vous n’aviez pas à porter ce fardeau seul·e ?
Vous méritez d’être accompagné·e dans cette épreuve. Vous méritez de pouvoir pleurer sans honte, de parler sans crainte d’être jugé·e, de trouver un chemin à travers la douleur.
Je reçois en visio ou en cabinet à Paris, dans un cadre bienveillant et confidentiel. Parce que le deuil n’est pas une faiblesse, c’est une preuve que vous avez aimé. Et cet amour mérite d’être honoré, sans tabou, sans précipitation.
Voici également quelques ressources pour vous aider :
Vous pouvez retrouver l’épisode dédié au sujet du deuil dans mon podcast Secrets de Polichinelle, et le livre du Dr Christophe Fauré, "Vivre le deuil jour après jour", mentionné dans l'épisode.
Vous pouvez également vous rapprocher d'organismes ou de groupes de parole, échanger avec des personnes formées à l'accompagnement du deuil et d'autres qui traversent également ces épreuves.


