Vous avez déjà vu votre enfant rester des heures devant son écran, le regard vide, en murmurant : « Je ne sais pas ce que je vais devenir… » ? Ou peut-être êtes vous vous-même ce jeune adulte, le cœur serré chaque fois que vous pensez à demain ?
Les jeunes de 18 à 25 ans sont aujourd’hui la génération la plus anxieuse face à l’avenir. Entre précarité, pression sociale et sentiment d’impuissance, beaucoup se sentent paralysés par la peur. Pourtant, il existe des solutions pour retrouver confiance et envie d’avancer.
En tant que thérapeute spécialisé dans les thérapies brèves, je vois chaque jour des jeunes (et leurs parents) soulagés après quelques séances. Dans cet article, j’explore avec vous ce qui crée pour cette génération cette peur de l’avenir, quels sont les signes à ne pas ignorer, et surtout, comment agir concrètement pour transformer cette anxiété en force.
L’angoisse de l’avenir : ce que ressentent les jeunes adultes (et que les parents ne voient pas toujours)
1. Le poids invisible de la précarité
Imaginez votre enfant, ou vous-même, en train de parcourir des offres d’emploi en ligne, le ventre noué. Les contrats précaires, les loyers inaccessibles, l’idée qu’un diplôme ne garantit plus rien… C’est comme si on vous demandait de construire un château de cartes sur une table qui tremble.
- Ce qu’ils entendent : « Trouve un CDI », « Achète un appartement », « Sois indépendant ».
- Ce qu’ils voient : Des amis qui galèrent, des articles sur la crise, des comptes en banque dans le rouge.
- Ce qu’ils ressentent : Une boule d’angoisse dans la gorge, la peur de décevoir, l’impression d’être un « raté » avant même d’avoir commencé.
2. Les réseaux sociaux : le miroir déformant de la réussite
Tu connais cette odeur de café brûlé, après une nuit passée à scroller ? Les réseaux sociaux sont comme un restaurant où tout le monde mange un festin… sauf toi. Les jeunes adultes y voient des vies parfaites, des carrières fulgurantes, des voyages de rêve. Résultat :
- Ils goûtent l’amertume de la comparaison.
- Ils entendent en boucle : « Pourquoi pas moi ? »
- Ils sentent monter la honte de ne pas être « à la hauteur ».
3. La peur de décevoir (et de se décevoir soi-même)
« Mes parents ont tout fait pour moi… Et regarde où j’en suis. » Cette phrase, je l’entends souvent en séance. Les jeunes adultes portent le poids des attentes familiales comme un sac de pierres. Chaque choix (études, travail, vie amoureuse) devient une source de stress intense.
Les 3 peurs invisibles qui paralysent les 18-25 ans (et comment les aider à les désamorcer)
1. « Je ne trouverai jamais ma place »
Signes : Procrastination, évitement des décisions, sentiment de vide. Solution : Clarifier ses valeurs (pas ses « devoirs »). En thérapie brève, on utilise des outils concrets pour visualiser un avenir désirable, pas parfait.
2. « Je vais échouer, et ce sera de ma faute »
Signes : Auto-critique permanente, peur des erreurs, blocages. Solution : Dédramatiser l’échec avec des exercices d’auto-compassion. « Et si tu te parlais comme à ton meilleur ami ? »
3. « Le monde va s’effondrer, à quoi bon essayer ? »
Signes : Désengagement, cynisme, fatigue chronique. Solution : Se reconnecter à l’instant présent (méditation, ancrage sensoriel). « Qu’est-ce que tu peux contrôler, ici et maintenant ? »
« Je n’y arriverai jamais » : comment répondre à cette phrase
- À éviter : « Mais si, tu vas y arriver ! » (ça minimise la souffrance).
- À dire : « Je vois à quel point c’est lourd pour toi. Veux-tu qu’on cherche ensemble une petite étape pour avancer ? »
- À faire : Proposer un accompagnement sans pression. Une séance en visio, c’est un premier pas léger vers le changement.
Thérapie en visio : la solution discrète et efficace pour retrouver l’espoir
Beaucoup de jeunes (et de parents) hésitent à consulter par peur du jugement ou par manque de temps. La thérapie en visio propose une option :
✅ Discrète : Pas besoin de se déplacer, on peut en parler depuis sa chambre.
✅ Flexible : Des créneaux en soirée ou le week-end.
✅ Efficace : A partir de 4 à 5 séances, on commence à désarmocer les peurs et on donne de la place pour retrouver l’énergie d’agir.
Ce que je propose :
- Un premier échange par téléphone pour répondre à vos questions si besoin, avant la séance.
- Des outils concrets
- Un suivi bienveillant
Et si l’avenir pouvait devenir moins effrayant ?
L’anxiété des jeunes adultes n’est pas une fatalité. Elle est le signe qu’ils ont besoin d’être entendus, soutenus, et outillés pour affronter un monde complexe.
Vous reconnaissez votre enfant, jeune adulte, ou vous-même dans cet article ? Ne laissez pas la peur gagner. Un accompagnement en thérapie brève ciblé peut aussi changer le quotidien.


